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Le système d’exploitation devait être le plus sûr jamais conçu. Raté. Vingt failles de sécurité viennet d’être découvertes. L’installation pose aussi son lot de problèmes. Témoignage.
Microsoft est «embarrassé». Le terme a finit par sortir de la bouche de Mark Griesi, responsable de la sécurité des logiciels du géant de Redmond,lors d'une conférence de presse. Jeudi dernier, l'éditeur a rendu public 12 mises à jour pour combler 20 failles de sécurité découvertes ces derniers jours. Onze d'entre elles sont jugées «critiques» par Microsoft.
La plupart des utilisateurs ne se rendra même pas compte de ces réparations logicielles puisque les correctifs sont appliqués automatiquement via Internet, le plus souvent la nuit.
Dégringolade en bourse
Dans le même temps, le directeur executif Steve Ballmer a douché les espoirs des analystes boursiers qui s'attendaient à une hausse importante du revenu de Microsoft grâce aux ventes de Windows Vista.
«Certaines prévisions de vente sont trop agressive», a-t-il confié vendredi. L'action Microsoft a immédiatement chuté de 2,4%, sa plus forte dégringolade depuis 10 mois. Les ventes de Vista pendant la première semaine ne représentent que 40% de celles affichées lors de sa sortie par la version précédente, Windows XP.
Steve Ballmer justifie ce mauvais résultat en expliquant que les utilisateurs ont tendance a retarder leur achat en sachant qu'un ordinateur très puissant est exigé pour faire fonctionner le système.
Dans les faits, la chose n'est pourtant pas si claire pour tout le monde.
Témoignage local: «tout le monde s'en fout»
A La Sarraz, Cyrill Noël, 29 ans, conte sa mésavanture. Le 30 janvier, ce lecteur de 24heures commande Windows Vista sur le site distrelec.ch. Après l'installation, «j'ai décidé de changer mon disque dur, a cause de la place que prend Vista». Et c'est le début des ennuis.
Si Microsoft avait laissé passer quelques failles de sécurité dans son système, le dispositif anticopie de Vista, lui, est ultrasensibles. Après le changement de disque, il pique la mouche. L'activation devient impossible.
Cyrill Noel appelle Distrelec, qui dit ne pas s'occuper du support de Vista. Après de nombreux appels, le service technique de Microsoft finit par affirmer simplement «ne rien pouvoir faire».
«Me voilà avec une version Ultimate de Windows Vista payée 300 francs qui n'est plus activable et tous le monde s'en fout», lance le Sarrazin, «dégouté». 24heures.ch
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